L'ancienne présidente du Malawi Joyce Banda est rentrée samedi dans son pays acclamée par ses partisans, après quatre années d'un exil précipité par des accusations de corruption, mais sans livrer d'indices immédiats sur ses ambitions politiques.
Deuxième femme de l'histoire à diriger un pays africain, Mme Banda, 68 ans, est arrivée à la mi-journée à l'aéroport international de Blantyre, la capitale économique malawite, à bord d'un vol en provenance de Johannesburg en Afrique du Sud.
Plusieurs centaines de militants enthousiastes, portant la couleur orange de son Parti populaire (PP), l'ont accueillie à sa descente d'avion en chantant "Notre mère est là, la lumière doit revenir".
"Je remercie Dieu et je continuerai à le remercier pour votre amour et votre soutien. Merci pour votre soutien", leur a lancé l'ex-cheffe de l'Etat, avant de reprendre un des slogans de son parti "Malawites, c'est possible !". A un an des élections générales prévues en mai 2019, Joyce Banda, qui est restée la présidente du PP, a confirmé sa volonté de refaire de la politique mais n'a pas détaillé ses éventuelles ambitions personnelles.
"Je suis de retour", a-t-elle simplement déclaré, "et nous allons nous revoir pour des réunions politiques".
Dès hier dimanche, elle devrait s'exprimer lors d'un meeting à Malosa (centre), selon son porte-parole Andekunye Chanthunya.